Notes de lectures T4 – 2024

Claudie Bouyssounouse est née à Arcachon dans les années 50 et a mené une carrière scientifique dans la recherche et l’ingénierie. Sa famille est adepte de la mer mais aussi de la littérature, de la peinture et de la cuisine. Cela donne un petit cocktail très digest dans son livre où elle partage ses aventures de navigation et dévoile des coins secrets de la région.

De parents arcachonnais, elle a navigué à la voile avec son père dès l’âge de 13 ans, une passion qui ne la quittera jamais et fera d’elle une adepte du Cercle de voiles. Son autre passion est la peinture où elle alterne entre huile et aquarelle.

Elle a créé l’association des Coustutiers du Bassin, qui, avec l’association Moulleau Village, gère la Cabane 52, à la Pointe de l’Aiguillon, et où elle invite régulièrement des amis peintres ou photographes dont les œuvres parlent du Bassin.

Enfin, pour partager son amour du Bassin, elle a écrit un beau petit livre, illustré de ses peintures, au format paysage. Elle y raconte non seulement ses aventures de navigation, mais donne aussi, sur les pages vertes, des détails techniques et géographiques. Son style, espiègle et naturel, fait rêver ceux qui ne peuvent pas embarquer. Éditions Zeraq

Isabelle Dotte connaît à merveille « Les Architectures balnéaires à Arcachon au XIXe siècle », puisque ce fut l’objet de sa thèse de doctorat en histoire de l’art. Ancienne chercheuse, Isabelle Dotte a enseigné pendant quelques années avant de devenir guide conférencière. De ses années de recherche, elle a conservé une rigueur propre aux véritables historiens, s’appuyant uniquement sur des preuves et documents d’archives.

Avec l’invention de la Ville d’Hiver, quartier de cure édifié à partir de 1863, la variété architecturale prit son essor : chalets suisses, formes éclectiques, prirent place au milieu des pins, offrant à la récente commune d’Arcachon (1857), une nouvelle dimension médicale, et un élan architectural au goût du jour.

Le style pittoresque obtint, là, un succès à la mesure de celui qu’il eut sur toutes les plages de l’Atlantique et de la Manche, envahissant progressivement toute la ville. Par tradition, les habitants de La Teste se baignaient depuis bien longtemps sur la plage d’Arcachon, où, dès le début du XIXe siècle, une cabane de résinier fut louée à des « estrangers » ayant osé s’aventurer sur ces rives inconnues. Il fallut attendre les années 1820 pour que les premiers hébergements liés aux bains de mer soient mis en place. Leurs constructions répondaient aux codes néo-classiques, conformes aux pratiques architecturales de l’époque. Éditions La Geste

Claude Leroy retrace la généalogie des 350 villas de la ville d’hiver d’Arcachon. Il en propose une sélection dans un audio guide mis gratuitement en ligne

Cela fait huit ans qu’il accumule les documents sur les 350 villas du quartier historique et prestigieux d’Arcachon, celui de la Ville d’Hiver. Il est vrai que Claude Leroy le connaît par cœur. Il y a grandi et y vit toujours. Cet enseignant à la retraite est un passionné d’histoire locale, et s’est attelé à une tâche colossale : répertorier l’histoire de chacune de ces villas et de ceux qui y ont habité. Le résultat de ce travail, ce sont près de 10 000 pages d’archives et d’informations, glanées un peu partout et notamment en cherchant sur Internet.

Claude Leroy a grandi à Arcachon, dans la ville d’hiver. Enfant, il dévalait avec ses petits copains de l’époque, Jérôme Maitrot et Yves Rateau, la piste de ski sur aiguilles de pin.

Travail accessible à tous, son site Internet « Izi travel Arcachon » met l’accent sur 40 villas. Leurs histoires, leurs noms et, bien sûr, une idée de ceux qui y ont posé leurs valises. De la villa Carmen avec la marquise du Gast et le danseur russe Gruber à la villa Odette et la famille Bowden (à l’origine de la Raleigh Bicycle Company), en passant par la villa Térésa qui porte le prénom de l’épouse de Delaware-Lewis qui l’a fait construire ou encore la villa Tivoli qui a abrité Albert Turpain, le père de la TSF.

Des portes sur le passé, Claude Leroy ne finit pas d’en ouvrir. Il se promet toutefois d’achever son colossal travail par sa propre maison familiale, la villa Croisette, construite en 1882. « Elle porte le nom de Sophie Croisette, la fille qu’une danseuse française aurait eu avec le tsar Nicolas Ier. En 1940, un jardinier a raconté à ma voisine qu’il a vu Sarah Bernhardt qui venait se produire au casino rendre visite à Sophie Croisette. Camille Jullian aussi a vécu là. » Il a déjà publié un premier ouvrage en 2022 – Éditions Entre deux mers

Le travail concerne une vingtaine de films réalisés entre le milieu des années 50 et le début des années 2000 dont l’action se passe à Bordeaux et en Gironde. L’auteur entraîne sur les lieux de tournages en ville, à la campagne, dans les vignobles et sur la côte atlantique.

Des quais du port de Bordeaux, en passant par les prestigieux châteaux du Médoc et les villas du Bassin d’Arcachon, il analyse l’ensemble de ces œuvres qui illustrent la grande variété du genre policier (film noir, suspense, thriller, film policier musical, comédie policière…).
Il établit une typologie des personnages et des crimes. Il révèle les mobiles des sombres agissements qui sont portés à l’écran. Il met en évidence les principales caractéristiques de la criminalité qui nous est donnée à voir à travers ces films ainsi que la représentation de l’institution policière qui en est faite.

Benoît Pénicaud est bibliothécaire et vit à Talence. Il a déjà écrit plusieurs ouvrages pour découvrir des épisodes oubliés, ou méconnus, de notre Histoire locale. Cinéphile passionné, il propose avec ce nouveau livre de revisiter Bordeaux et sa région sous l’angle du cinéma français et de son genre le plus populaire : le film policier…

Les cinéphiles passionné(e)s de Bordeaux, et de la région devraient avoir cet ouvrage dans leur bibliothèque. Richement documenté, illustré de photos pour chaque film traité, ce livre se déguste sans se presser. On retrouve avec délice les histoires dans lesquelles Bordeaux, le Médoc et la côte atlantique notamment Arcachon et le Cap Ferret servent de décor.

On y voit également Bordeaux changer à travers les long-métrages, se transformer au fil des années, tout comme le film policier, qui évolue lui aussi. Éditions La Geste